Les pêcheurs de loisir sur un front « sècheresse » inédit…depuis 2022 !

Les pêcheurs de loisir sur un front « sècheresse » inédit…

Dans la continuité d’un été meurtrier, les pêches de sauvetage s’enchaînent en cette fin de mois d’Août 2026.

Cet été est particulièrement douloureux pour les milieux aquatiques et les pêcheurs de loisir : manque d’eau, températures hors normes, assecs importants… La Fédération de Loire-Atlantique pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques et les bénévoles sont sur le terrain et ne peuvent que constater des mortalités piscicoles récurrentes. En état d’alerte sécheresse depuis fin juin, Le Cens fait partie des cours d’eau interdits à la pêche de loisir. Les dernières pêches de sauvetage s’y sont encore déroulées jeudi 13 et vendredi 14 août  derniers et ont permis de sauver plusieurs centaines de kilos de poissons (Chevesne, anguilles, lamproies, truites, chabots, vairons, goujons…).

D’autres pêches de sauvetage sont prévues dans les jours à venir sur d’autres cours d’eau où la vie aquatique ne supporte plus ces conditions extrêmes.

Comme celle réalisée sur le Gesvres sur la commune de Treillières, mardi 18/08/2026.

La FLAPPMA a pu extraire les poissons piégés dans les quelques flaques d’eau croupie pour les transférer vers un milieu un peu plus accueillant plus à l’aval du Gesvres. Mais les zones-refuges deviennent de plus en plus rares et c’est un véritable compte-à-rebours pour les espèces aquatiques, poissons, macro invertébrés, amphibiens et plantes aquatiques…

Voir également : 

« C’est la dernière solution pour les sauver » : la Fédération de pêche au secours des poissons au nord de Nantes

Alors que la canicule et la sécheresse en Loire-Atlantique menace la biodiversité, une pêche de sauvetage a eu lieu mardi 18 août sur le Gesvres, au Pont du Gué à Treillières. L’opération, initiée par la Fédération de pêche a permis de sauver 200 kg de poissons.

« Une vision d’horreur » : les pêcheurs au secours des poissons en surmortalité avec la sécheresse

 

Ce mardi 18 août, des pêcheurs et bénévoles se sont réunis à Treillières, au bord du Gesvres, pour sauver les poissons en manque d’eau et d’oxygène.

https://www.facebook.com/watch/?v=1739012173916569

 

L’Eau déserte le lit des rivières, et bientôt les robinets..?

Lundi 17 août 2026, une nouvelle alerte vient s’ajouter à la crise hydrique départementale : la Préfecture de Loire-Atlantique a placé l’ensemble du département en niveau 4 de crise pour l’eau potable (niveau 4 sur 4) en raison de la sécheresse et des fortes chaleurs.

 

« L’eau du robinet doit être strictement réservée aux usages prioritaires (santé, alimentation, salubrité) ».

voir la plaquette informative de la DDTM44 ci-après :

 

Des politiques de gestion de l’eau qui tardent à s’adapter…

Après 2021… Après 2022… Voici venir l’année de tous les records de chaleur : 2026 restera l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis les premiers relevés historiques. Mais combien de temps ce triste record va-t-il tenir ? Un an, deux ans… Peut-être 3 avant d’être à nouveau et trop rapidement détrôné !?

Tous les gens de terrain le clament à l’unisson depuis le « petit » pêcheur qui connaît bien sa rivière jusqu’aux scientifiques climatologues et hydrogéologues  : Il faut adapter les politiques de l’eau !!!! Et vite !!! Très vite !!! Beaucoup plus vite !!! L’ère de l’abondance semble révolue. L’adaptation est de mise.

Et cela doit commencer par le rétablissement de l’alimentation des zones humides accompagnée par une meilleure gestion hivernale des eaux de surfaces. Ces dernières sont trop vite évacuées des prairies et zones humides naturelles, ceci ne laissant pas le temps à l’eau Ni de s’épurer, ni de s’infiltrer dans les nappes phréatiques plus en profondeur.

Les gestionnaires de l’eau sont « pilotés » localement par une politique agricole qui ne comprend pas les enjeux de la modification climatique, tirant en permanence la gestion hydraulique de l’eau vers le seul intérêt agricole qui va à l’inverse de la logique du bien commun : empêcher l’eau d’alimenter les ZH l’hiver et abuser de ce qu’il reste l’été pour « perfuser » des cultures toujours plus gourmandes en eau…

Bien sûr, au-delà de la stigmatisation, c’est à l’ensemble de la société civile de faire cas de ces épisodes de sècheresse toujours plus fréquents, jusqu’à devenir récurrents voire annuels. Chacun doit faire des efforts pour réduire la consommation de l’eau, mais c’est aux gestionnaires de montrer [vite] l’exemple.